Les différents styles de karaté - 3e partie

Karate Connection : une école américaine de kempo créée par Chuck Sullivan et Vic LeRoux. Elle combine des techniques de nombreux styles différents avec pour mentalité de se servir de tout ce qui fonctionne.

Kempo. Le Kempo « voie du poing » (aussi connu sous le nom de Quan Fa, Chuan Fa, Jiaodishu, Kaiki et Kenyu) est un art martial chinois. Ses techniques sont similaires au karaté avec la prédominance de la philosophie bouddhiste. D’autres arts tels que l’archerie et l’escrime sont également enseignés dans les écoles de Kempo.

Kenpo (Kosho Ryu). Un art philosophique japonais très similaire au Jeet Kune Do mais avec une influence de Zen, se traduisant par un grand nombre de méditation et de guérison par l’esprit. Ce style ne se compose pas d’enchaînements appartenant à des techniques spécifiques. Il consiste plutôt en l’étude du mouvement en tant que tel et, par conséquent, ne peut pas être stylisé à l’image d’un grand maître ou d’un animal en particulier.

Le Kenpo s’apparente au style du grand maître James Mitose. Il fut d’abord enseigné à Hawaii dans les années 1940 et 1950. Mitose lui-même appelait ce style « Kyu-sho-ryu » Kenpo (loi du poing de l’école du vieux pin). Selon lui, durant l’invasion de Gengis Khan, le moine a la tête du Temple Shaolin a fui la Chine pour trouver refuge au sein de la famille de Mitose. En signe de gratitude pour leur hospitalité, il leur apprit les techniques shaolin Chuan Fa (Shorinji Kempo en japonais). Puis, en 1235, un prêtre Shinto que James Mitose considère comme le premier de ses ancêtres à maîtriser le Kempo. Selon lui, cet homme était à la fois un maître en arts martiaux et un moine bouddhiste étudiant à Shaka, deux vies difficiles à conjuguer. Sa religion lui apprenait le pacifisme quand l’art martial lui enseignait la destruction. Il médita sur ce dilemme à l’ombre d’un vieux pin (Kosho en japonais). Ce fut une véritable épiphanie pour lui et le fit entrer dans la légende en tant que Kosho Bosatsu « l’élu du vieux pin ». Il découvrit la relation entre l’homme et la nature ainsi que le secret des arts de l’évasion. Il fut également à l’origine du temple Kosho Shorei de la paix, de la véritable défense personnelle, et de l’école Kosho Shorei Yoga.

L’un des étudiants de James Mitose, William Chow a combiné cet art avec des éléments de la variante chinoise maîtrisée par son père, afin de produire son propre style le « Kara-ho » Kenpo. Les différentes techniques de Kenpo sont largement influencées par les arts martiaux chinois, japonais et hawaiiens. L’entraînement au Kenpo repose sur une approche scientifique du combat et enseigne de nombreuses combinaisons et enchaînements rapides à la main. Ed Parker a par la suite popularisé ce style sur le continent américain en lui donnant une forme concrète et applicable dans le cadre de défense personnelle. Bien que généralement catégorisé dans les arts martiaux américains, le kenpo est écrit avec les mêmes caractères chinois utilisés pour le Chuan-Fa, un terme générique chinois désignant les arts martiaux. Cet art reçut un nouveau regain de popularité après sa démonstration par l’un des étudiants d’Ed Parker dans le film « L’arme parfaite ».

Kempo (Ryukyu). Le Kempo Ryukyu (qui se traduit par « kung-fu d’Okinawa » ou « science de la boxe chinoise ») est le style original d’arts martiaux appris et enseigné par Gichin Funakoshi à Okinawa, l’une des îles de l’archipel Ryukyu. Il enseigne l’existence de points sensibles pouvant être utilisés pour prendre l’avantage sur votre adversaire. La première édition du livre de Funakoshi « Ryukyu Kempo », le décrit précisément en train de saisir et de porter un coup à un adversaire. Les éditions ultérieures au même titre que les livres de karaté actuels ne montre qu’un karatéka le poing au repos. Funakoshi est considéré que le dernier des puristes, voulant apprendre son art à tous.

La population d’Okinawa possède une culture et une histoire propre et entra en conflit avec le Japon, devenant alors beaucoup moins encline à partager ses « techniques secrètes » de défense personnelle. Lorsque l’armée américaine a occupé le Japon à l’issue de la seconde guerre mondiale, elle est tombée sous le charme des arts martiaux. On pense aujourd’hui que les locaux de l’époque étaient plus que réticent à livrer les secrets de leur art national à l’occupant, lui enseignant en fait une version édulcorée, typiquement enseignée aux enfants. Ceux qui pratiquent le Kempo actuellement s’entraîne sur les « points de pression » ou Kyushu-jitsu et sur les prises appelées Tuite. C’est une science exacte consistant à frapper des zones précises du corps, typiquement les centres nerveux, ainsi qu’à agripper au niveau des mêmes zones du corps que celles utilisées pour le Jujitsu ou l’Aikido.

Il existe quelques différences physiques entre le Kempo et les nombreux autres styles. La première est le coup de poing aux trois quarts opposé au coup de poing complet. La deuxième implique que le pouce soit replié uniquement sur l’index et non sur l’index et le majeur. La troisième est la « main en forme d’épée » pour laquelle l’auriculaire est placé de manière parallèle au majeur et le pouce reste déplié.

Kobo-Jutsu. Le Kobo-jutsu est un style de karaté venant d’Okinawa et caractérisé par le vaste arsenal d’armes utilisées. Ce style peut prendre de nombreuses formes permettant d’affiner les techniques.

Kyokushin-Kai. Le Kyokushin-Kai est un style japonais de karaté fondé par Oyama Masutatsu dans les années 1950. Ce style est influencé par le Kempo, le Gojuryu, et le Zen. C’est un art puissant basé sur la respiration, l’enchaînement d’attaque en succession rapide et l’enseignement de techniques mortelles.



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